Hacher et mélanger
Grille de 6 – 8 mm, tout en dessous de 2 °C.
C’est un cousin du salami, mais il joue autrement : moins d’acidité, plus de séchage, et le paprika en protagoniste technique et non décoratif. Le paprika apporte des antioxydants qui tiennent la couleur des mois durant.
| Composant | Quantité | Pourquoi il est là |
|---|---|---|
| Porc (maigre d’épaule) | 70 – 75 kg | Grain moyen, 6 – 8 mm. |
| Bardière | 25 – 30 kg | En dés ou hachée selon le style régional. |
| Paprika doux | 2,0 – 2,5 kg | La signature du produit. Sa capsanthine protège le gras de l’oxydation. |
| Paprika fort | 0,2 – 0,8 kg | Selon le marché. |
| Sel | 2,4 – 2,6 kg | |
| Sel nitrité | 0,25 kg | |
| Ail | 0,4 – 0,6 kg | |
| Dextrose | 0,3 – 0,5 kg | Moins que dans le salami : on cherche moins d’acidité et plus de goût de sec. |
| Vin blanc | 1 – 2 kg | Traditionnel et fonctionnel : apporte arôme et un peu d’acidité. |
Grille de 6 – 8 mm, tout en dessous de 2 °C.
12 à 24 h à 2 – 4 °C. Le paprika doit s’hydrater et teinter le gras.
Boyau naturel de porc, 34 – 40 mm, en chapelet ou en fer à cheval.
20 – 22 °C pendant 24 – 48 h. Plus court et plus doux que pour le salami.
12 – 14 °C avec humidité descendante de 82 % à 72 %.
De 30 à 60 jours selon le calibre, jusqu’à 30 – 35 % de perte.
| Point de contrôle | Valeur |
|---|---|
| Perte cible | 30 – 35 % |
| pH final | 5,2 – 5,6 (plus haut que le salami) |
| Température de séchage | 12 – 14 °C |
| Affinage selon calibre | 30 – 60 jours |
| Paprika sur mêlée | 2,2 – 3,0 % au total |
La moitié du métier consiste à lire le défaut. Voici ceux qui reviennent toujours.
| Ce que l’on voit | Ce qui l’a causé |
|---|---|
| Couleur qui vire au brun | Paprika de mauvaise qualité ou déjà oxydé. Un vieux paprika perd sa capsanthine et donc la couleur. |
| Goût rance au bout de deux mois | Gras mal sélectionné ou exposition à l’oxygène et à la lumière pendant l’affinage. |
| Texture sableuse | Gras cristallisé par une congélation antérieure mal maîtrisée. |
| Croûtage | Même origine que dans le salami : humidité baissée trop vite. |
Le salami acidifie fort et vite (pH < 5,3) et s’appuie sur la fermentation ; le chorizo espagnol acidifie peu et s’appuie sur le séchage et le paprika. Deux stratégies différentes pour la même stabilité.
Au-delà de 3 % la mêlée devient sèche au toucher et difficile à pousser, et le goût écrase la viande. La fourchette industrielle confortable est 2,2 – 2,5 %.
C’est ainsi qu’on a toujours fait dans les climats tempérés avec un hiver. En climat tropical, non : la température ambiante de Maracaibo dépasse largement les 15 °C qu’exige le séchage, et le produit s’altère avant d’avoir séché.
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